Le shiatsu a sa place dans l'accompagnement des séquelles traumatiques.

C'est la conclusion du mémoire que j'ai présenté pour l'obtention de mon diplôme de shiatsu. En voici un résumé.

Les suites traumatiques recouvrent des réalités très différentes d’un individu à l’autre, y compris pour un même trauma, qu’il soit physique ou psychique.

Discipline inscrite dans une perspective de confort et de bien-être, le shiatsu se révèle une aide précieuse dans l’accompagnement des suites traumatiques. Il se distingue principalement par son approche globale et ses principes énergétiques.

Le shiatsu touche aux innombrables connexions physiques, nerveuses, émotionnelles et énergétiques de l'Être à travers la lecture qu’il propose et ses outils spécifiques.

Dès la naissance, la peau et le toucher sont de véritables catalyseurs de développement. À l'âge adulte, ils restent des vecteurs de changement sur lesquels repose une grande part du travail en shiatsu.

Le praticien en shiatsu adapte son travail à la demande, en tenant compte d'éventuelles contre-indications et de l'énergie de celui ou celle qui reçoit le shiatsu.

Les techniques utilisées se révèlent un bon complément aux prises en charge classiques, avec un bénéfice potentiel sur le système nerveux, la respiration, la circulation, l’équilibre postural et la mobilité.

Reste à choisir un axe de travail avec l'intéressé-e.

En offrant un aller-retour continu entre le corps, l’esprit et l’émotionnel, le shiatsu vise à rétablir l'équilibre mis à mal par le choc initial.

Les résultats restent cependant soumis à des variables telles que les facultés d’auto-guérison de l’organisme et l’implication du receveur. Cette compliance du receveur est à la fois un levier et une limite à la portée du shiatsu.

En effet, le praticien en shiatsu travaille « seulement » à stimuler la capacité d’autorégulation : il ouvre la voie ; au receveur de faire son chemin.

Le shiatsu favorise non seulement la résorption des symptômes de séquelles traumatiques mais il contribue aussi à désactiver les facteurs de maintien. Au-delà du travail corporel, il accompagne l’individu dans la mise en place d’un cercle vertueux, apte à mettre en lumière les ressources adaptatives nécessaires au dépassement du traumatisme.

Les études de cas issues de ma pratique du Shiatsu-Yin illustrent les spécificités de ce style mais aussi l’application qui peut en être faite dans l’accompagnement de personnes souffrant de séquelles traumatiques - qu’il s’agisse du cœur de la demande ou d’un élément à intégrer à la pratique.

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