« Art du bien-être » pour son effet relaxant, « art du mieux-être » pour souligner l'accompagnement des transformations, « art de la tonification » en shiatsu-yin. Le terme d’art vient naturellement quand on parle de shiatsu. Adepte du sur-mesure, je me demande si le shiatsu n’est pas aussi un art de l’improvisation.

Il y a des shiatsu improbables.
Ces shiatsu qui nous surprennent, qui s’invitent dans un espace-temps inattendu, qui se font parce que nous nous trouvons précisément là.

Dans un bureau coincée entre classeurs et étagère, dans un hall de maison des congrès, dans un train, sur un bateau, dans un parc, dans les coulisses d'un spectacle de danse, sur un tapis de yoga, sur une table de salle de réunion.

Loin du cocon du cabinet où le shiatsu s’exerce le plus souvent, le shiatsu s’improvise parfois dans des lieux insolites.

« Improviser » : le verbe est lâché. La notion d’improvisation résonne largement car, en y réfléchissant, chaque shiatsu est une « improvisation » - même en cabinet.

Improviser signifie « organiser sans préparation antérieure » nous dit le dictionnaire.

Bien sûr, nous prenons rendez-vous, nous nous retrouvons à l’heure et au lieu dits et nous suivons le déroulement de la séance.

En tant que professionnelle de shiatsu, je m'appuie sur un cursus de formation et je pratique des exercices pour être dans la meilleure condition physique, énergétique et psychique possible.
Mais rien de tout cela ne me permet d’écrire à l'avance la prochaine séance.

Chaque shiatsu s’articule souffle après souffle, un mouvement après l’autre, au rythme des flux en circulation. Connaissances, expérience et sensibilité s’associent subtilement pour répondre à la demande exprimée.
Quand je donne un shiatsu : la connaissance est ma carte, l’expérience ma boussole et mes mains, à l’écoute, naviguent au gré des courants tissulaires et énergétiques pour faire accéder le receveur à un nouvel horizon.

Telle la Vie, le shiatsu prend forme dans un mouvement en perpétuelle transformation.