Le shiatsu, c'est aussi pour les enfants !

Avec une place naissante dans l'univers des soins en France, le shiatsu aide les enfants à gérer les maux que leur dicte la vie dès le plus jeune âge.

Ayant recentré mon activité sur un public adulte en 2020, je partage ici mon expérience du shiatsu avec les enfants à l'attention d'autres praticiens shiatsu.

Quelles sont les indications pour les enfants ?

Comme pour les adultes, le motif de consultation peut être physique, émotionnel ou relationnel.

La plupart des enfants que j'ai rencontré en cabinet traversaient une période difficile, souffraient de problèmes de comportement ou avaient fait une mauvaise chute.

Le shiatsu est bien souvent un complément à d'autres disciplines médicales ou paramédicales (psychologie, orthophonie, psychomotricité). La capacité du praticien shiatsu à tisser et entretenir un réseau prends ici tout son sens.

Les possibilités du shiatsu sont nombreuses, aussi bien sur le plan physique que psychologique, avec la particularité de toujours considérer les deux ensemble. Je m'intéresse à l'individu dans sa globalité, en gardant à l'esprit le sens du mot individu : « être organisé qui ne peut être divisé sans être détruit ».

Les orientations de travail sont définies avec l'enfant et ses parents.

Combien de séances sont nécessaires ?

Tout dépend du motif de consultation et de son ancienneté.

Une séance peut être suffisante. Deux sont parfois préférables. Un accompagnement sur la durée peut aussi être envisagé.

D'une manière générale, les enfants récupèrent bien plus vite que les adultes ! Ils ont cette énergie brute qui leur permet de se remettre en un temps record si les conditions sont réunies. Le shiatsu leur donne un "coup de pouce".

Le shiatsu avec les enfants est-il différent ?

Oui ! Plus les enfants sont jeunes, plus l'adaptation est nécessaire.

S'ils récupèrent mieux, ils sont aussi plus impatients ! Les séances doivent être plus courtes.

La stratégie de travail s'adapte complètement à l'enfant, jamais l'inverse.

Par exemple : Si on demande à un adulte de s'allonger sur le ventre, sauf contre-indication, il le fait. Si un enfant n'en a pas envie, il le dit ou fait volontairement le contraire. Que cela soit un test, un jeu ou une affirmation de soi, il est important de respecter ce type de réaction. Il y a toujours une solution : travailler autrement et/ou expliquer à l'enfant ce qu'on veut faire et pourquoi.

On peut aussi demander à l'enfant sa participation pour rendre la séance ludique. Mobilisations actives, étirements et respiration sont des alliés précieux !

Comment faire le bilan de la séance ?

On évalue la situation avant/après en termes de micro-mobilité des tissus.

Dans l'échange verbal, on invite l'enfant à s'exprimer sur son ressenti.

Les explications sont adaptées à son vocabulaire. Pour qu'une vraie confiance s'instaure avec l'enfant, on s'adresse d'abord à lui, ensuite au parent présent - avec des mots d'adulte cette fois. :-)

Pour aller plus loin

Reportage

Le shiatsu en pédopsychiatrie à la Pitié-Salpêtrière à Paris. Diffusée dans l'émission Enquête de santé - Médecines complémentaires, quelle place à l'hôpital ? du 20/09/2017 sur France 5.

Livre

La pratique du Shiatsu en thérapie psychomotrice de Sophie Carrié-Milh.
Psychomotricienne et praticienne en shiatsu, l'auteure partage son expérience du shiatsu en pédopsychiatrie.
Autisme, difficultés relationnelles ou d'adaptation à l'école, douleurs physiques, anxiété, retard psychomoteur : telles sont les maux dont souffrent les enfants auxquels Sophie Carrié-Milh propose du shiatsu.
Dans son livre, elle donne les clés pour comprendre le shiatsu et l'intégrer au parcours de soins.
Au sommaire : présentation du shiatsu, apports du toucher, études cliniques, parcours personnel.

Maintenant, à vous.

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